CAP des ADJOINTS TECHNIQUES au MAA du 5 juin 2018

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Déclaration liminaire de la CGT AGRI

« ...393, c’est le nombre d’agentes et d’agents que comptait le corps des Adjoints Techniques du MAA, APST 1ére Catégorie compris au 31 décembre 2016.

281 hommes et 112 femmes le compose. Cet effectif et ses perspectives d’avenirs, comme celui des éléphants, est en constante diminution !

Un corps voué à disparaître, mais que l’on se rassure, grâce à la promotion négative, c’est le corps des Techniciens et particulièrement le 1er grade appelé pompeusement « supérieur » qui est désigné pour prendre la relève grâce à des grilles pénalisant la plupart des agents accédant à ce corps sensé récompenser leur dévouement et implication dans leurs services et divers métiers.

51 femmes et 148 hommes du corps des Adjoints Techniques ont aujourd’hui + de 50 ans soit 50% de l’effectif.

Bon nombre d’entre eux sont proposés par leurs structures pour une promotion jugée méritée par leurs supérieurs hiérarchiques….Mais au final, combien de promus... ?

L’âge avançant, nos collègues sont de plus en plus amers et déçus par une Administration n’accordant que bien peu de promotions favorisant, l’heure de la retraite venue, une pension devenu de plus en plus maigre. Nous comptons chaque jour dans nos secteurs, des départs à la retraite non remplacés, il faut faire «plus» avec «moins».

S’ ajoute à cela le retour du jour de carence, non compensé contrairement au secteur privé, qui grèvera encore un peu plus les budgets. Il menace l’agent en souffrance, qui pour éviter une nouvelle perte de salaire continuera sa mission et aggravera ainsi des situations chroniques ou encore RPS.

Mais dans la perspective de « Actions Publiques 2022 » (AP2022) qui fait suite à la RGPP et à la MAP il faut maintenant parler de Risques Sociaux Organisationnels (RSO).

Ce n'est pas l'agent qui est faible psychologiquement mais la cause du « mal être » des agents qui doit être dénoncée : ce sont ces perpétuelles fusions, décroisement, abandon de missions... qui en sont à l'origine.

La suppression des CHSCT évoquée, premier maillon de la prévention dans les structures ne permettra plus la prise en compte de ces détections, des suivis sur les aménagements de poste…. La porte sera ouverte à toutes les dérives.

Le bien-être animal aura bientôt plus d’importance que celui des agents qui l’expertise au quotidien.

Que nous réserve encore cette « Action Publique 2022,» ?

Les perspectives, qui ont pu fuiter, ne sont guère rassurantes : fusion des services des Ressources Humaines au sein des DDI, fusion des services d’Economie Agricole avec l'ASP, fusion forcée des DDPP et des DDCS...L’inquiétude est bien palpable dans les services. Arrêtons de vouloir calquer le secteur public sur le secteur privé.

Nous aurions souhaité faire apparaître du positif dans notre déclaration mais le constat actuel est amer, l’avenir qui se profile est très inquiétant.

Les services rendus à nos concitoyens diminuent jour après jour, les missions sont externalisées et les services apportés ne seront bientôt plus qu’à la carte.

Le profit, la rentabilité ne peuvent être les seuls ressorts de nos services publics

  1. Recul des effectifs et notamment de la Forêt (120 000 suppressions de postes dans la fonction publique d’ici à 2022)

  2. « Pansements » à durée déterminée dans les SEA suite à la gestion désastreuse de la PAC

  3. Sous-effectif des agents de terrain, ou encore aux paillasses que se soit dans les DDPP, les Etablissements publics

  4. Manque de postes dans l’enseignement Agricole

  5. Contrôleurs sanitaires sous-payés et en nombres insuffisants….

IL FAUT ARRETER CELA

...

 

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