Les contrats aidés passent à la moulinette!

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Le gouvernement, déjà à l'oeuvre pour casser 120 ans de droits, a annoncé dernièrement la diminution drastique des contrats aidés pour 2018 sans aucune perspective de créations d'emploi dans le secteur privé comme dans le secteur public.

Les publics les plus éloignés du marché du travail (demandeurs d’emploi de longue durée, jeunes en grande difficultés…) ont accès à des contrats spécifiques pour lesquels l’embauche et l’accompagnement est encadrée et appuyée financièrement par l’État. Les contrats uniques d'insertion (CUI) du secteur marchand (CIE) et non marchand (CAE), ainsi que les emplois d'avenir et contrats starter sont ainsi menacés de disparaître. Cette nouvelle attaque va laisser près de 170 000 salariés glisser dans une précarité encore plus grande.

Depuis de nombreuses années, les politiques d'austérité , les baisses des ressources des collectivités territoriales (suppression de la taxe professionnelle, réduction de la dotation de globale de fonctionnement…) et les baisses de dotations aux associations, incitent les institutions et entreprises à user et abuser de contrats précaires aidés financièrement principalement par l’État (via l'ASP). On a abandonné les emplois pérennes et à statuts, ceci accélère la casse des services publics, celle des métiers du travail social et du monde associatif.Des contrats de 20 heures, à faible qualification, pour les chômeurs de longue durée, des jeunes, des seniors, des bénéficiaires de minima sociaux. Il s’agit avant tout d’emploi dans le secteur public et associatif.

Une enveloppe de 310 000 contrats aidés en 2017, déjà consommés à 70 % (ancien gouvernement) contre 459 000 signés en 2016) et une nouvelle baisse en 2018. Beaucoup d'emplois vont disparaître.

Alors même si la CGT a toujours combattu les contrats qui maintiennent les travailleurs dans la précarité qui va s'aggraver avec les contrats de chantiers, fin du CDI, casse du statut du fonctionnaire…, nous ne pouvons accepter ce plan de licenciement massif et un glissement vers un manque de dignité sociale car l est préférable à ces travailleurs déjà en difficultés de pouvoir de réinsérer socialement et activement, si précaire soit l'emploi, plutôt que d'avoir un solde mensuel de la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) puisqu'on aura un transfert de charge. La fin des contrats aidés, ce sera plus de bénéficiaires du RSA !

La CGT REVENDIQUE :

* aucun licenciement d'emplois aidés sans que ne soit proposée une solution pérenne permettant d'accéder à l'emploi en CDI

* des créations d'emplois statutaires et un nouveau plan de titularisation et de déprécarisation

* une politique volontariste de réduction du temps de travail et d'augmentation des salaires sur la base d'un SMIC à 1800 euros permettant une fin d'austérité

* un maintien au développement des services publics nécessaires aux usagers