Œufs contaminés Le paroxysme libéral

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Le ministère de l’agriculture est une nouvelle fois impliqué par un nouveau sinistre dérapage financiaro-agricole. Après le massacre à grande échelle de millions de canards malades d’un élevage intensif et inhumain, la France et l’Europe se lancent dans une gabegie intolérable de destruction d’œufs contaminés et autres produits dérivés.

L’affaire des œufs contaminés nous ramène à un constat d’échec des politiques libérales dans le monde agricole. Politique menée au détriment du bien commun, qui conduit les intérêts financiers à prendre le pas sur tout ce qui nous rend humain.

Ainsi, dans une logique de profit optimisé et maximisé, des éleveurs néerlandais de poules pondeuses en batterie, victimes de parasites, ont utilisé un insecticide trafiqué d’un chimiquier belge se fournissant en Roumanie, guidés par la recherche du moindre coût.

Ni l’environnement, ni le respect de la vie animale, ni la santé et la sécurité alimentaire de la population n’arrêtent les appétits de la finance.

La défiance qui est portée sur les agriculteurs et agricultrices, victimes collatérales de la violence libérale et des lobbys de la chimie et de l’agroalimentaire, ne va pas apaiser la crise agricole dans laquelle nous sommes plongé-es.

Les agents du service public de l’agriculture souffrent aussi de cette politique de la déshumanisation. Au contact du terrain, ils et elles sont en première ligne de la gronde qui grandit dans nos campagnes.

La réponse du ministre de l’agriculture, évoquant le faible risque pour la santé humaine, est bien légère au regard du scandale que représente l’affaire des œufs contaminés, et des enjeux de la politique agricole.

Combien de drames, de massacres, de désastres humains, de crises écologiques devrons-nous encore subir avant de voir une inversion des valeurs ?

 

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