Dysfonctionnements PAC Le ministre de l’agriculture ne prend pas ses responsabilités

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Les agriculteurs et agricultrices de la Confédération paysanne, qui ont occupé pacifiquement l’ASP du 29 au 30 août, ont été évacué-es sans ménagement par la police mercredi après-midi.

Leur demande d’être reçu-es par le ministre, afin de savoir quand ils et elles seront payé-es de ce qui leur est dû depuis deux ans, n’a pas abouti.

Le ministre ne prend pas ses responsabilités face à la crise de la PAC, et a utilisé, une fois encore, l’ASP comme bouc émissaire, évoquant encore et toujours des problèmes d’outils pour expliquer les retards de paiement.

La confédération paysanne occupe le siège de l’ASP

cgt agriPuis il a évoqué des pressions psychologiques pendant l’action sur les agents du siège de l’ASP.

Les agents, jusqu’au bout, ont manifesté le soutien aux paysan-nes. Une pétition a recueilli 90% de signatures des personnes présentes mercredi, et, lors de l’évacuation musclée des manifestant-es, les agents étaient là, dans le hall, pour montrer leur soutien, et leur désarroi.

Certaines choses demandent un démenti et une clarification.

Non, monsieur le ministre, ce ne sont pas les outils de l’ASP qui ont conduit cette programmation au chaos.

Premiers responsables, les gouvernements successifs qui, depuis huit ans, mènent une politique de destruction de l’emploi public. L’ASP, comme d’autres services, perd des effectifs titulaires continuellement, mais la charge de travail est bien là. Et pour le réaliser, l’alternative a consisté à dans un premier temps à externaliser l’informatique, et faire perdre ainsi la maîtrise des outils de gestion. Puis, dans un deuxième temps, à recourir à de l’emploi précaire, en éternel turn over, avec un délitement des compétences et une dégradation des missions.

La confédération paysanne occupe le siège de l’ASPSeconds responsables, les ministres de l’agriculture, qui n’ont pas anticipé les profonds changements arrivés avec la programmation 2014/2020. Et en particulier, la décentralisation du deuxième pilier, et les fusions régionales.

Alors, que le ministre de l’agriculture prenne ses responsabilités, s’explique sur les retards de paiement autrement qu’en montrant du doigt régulièrement l’organisme payeur et ses agents, en bout de chaîne, à chaque interpellation des agriculteur-trices.

 

 

 

Droit de réponse à la communication du ministère de l’agriculture 31 août 2017 suite à l’action de la confédération paysanne au siège de l’ASP

 

Pour lire le communiqué complet au format PDF, veuillez cliquer sur ce lien